Les hôpitaux

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Messieurs les bénéficiaires de la loi 1905, 

Cessez un peu de nous parler du régime Nazi et balayez devant votre porte ! 

 


Qu’elle soit cérébrale ou matérielle, 
la misère est le fondement de la société de l’argent ! 
(Le malade,  l’industrie première.) 

GENS QUI RIENT.  GENS QUI PLEURENT. 






LA DICTATURE DE L’IMAGE 





Les hôpitaux 




Il est de notoriété publique qu’une décision politique et financière se doit d’être précédée d’une préparation médiatique de choc.  Manipulation oblige,  la chose est indispensable. 


Manque de moyens ou trop d’argent ? 
À l’instar de la justice et de l’administration,  le monde hospitalier n’échappe pas à la règle.  On a vite fait de nous dire que les hôpitaux manquent de moyens. 

Ce qu’il faut savoir,  c’est que le manque de moyens ou le trop d’argent produisent le même effet  (Une mauvaise qualité du service). 
Mais cela,  il ne faut surtout pas en parler.  Encore moins compter sur les journalistes pour nous l’expliquer.  Le premier travail d’un journaliste est de se taire,  son deuxième est de mentir. 


Une image de plus 
Bref !  Nos bons politiques,  au service du capital de la Dette publique  (Cinq fois le budget net de l’
État)  ont décidé d’ajouter une image de plus afin de nous décorer le système. 

Des images,  nous n’en manquons pas :  « - Des services,  des commissions,  des associations officieuses et officielles,  des syndicats,  des politiques ; 
- Des institutions,  de justice,  de police,  sociales,  administratives,  humanitaires,  d’égalité,  de fraternité,  de liberté,  etc. »  C’est sans fin.  La société est recouverte d’images. 

Toujours des images derrière lesquelles des cohortes de planqués sont payés à ne pas faire grand chose.  D’ailleurs,  seraient-ils capables de faire quelque chose ? 

On exige seulement des fonctionnaires qu’ils valorisent l’image de l’institution qui distribue la pitance.  Pour le reste,  on s’en fout !  Les limaces n’ont qu’à se débrouiller. 
(Limace :  Vocabulaire de fonctionnaire qui désigne un administré.) 


Cette fois-ci,  c’est une image de plus dans la vitrine des hôpitaux. 
Il faut dire qu’en France,  le malade est l’industrie première.   Cette industrie,  qui alimente le capital de la Dette publique,  est la plus dévoreuse d’argent social,  cela pour un résultat discutable.  Résultat que l’on n’a pas le droit de discuter.  (L’image passe avant tout !) 


Le petit Ilies n’a pas de chance. 
Il est la proie idéale pour la compassion médiatique.  Les Jacques,  les Pascal,  les François sont moins porteurs. 

De plus,  dans ce cas,  le qualificatif de « petit » ne veut pas dire que l’enfant n’est pas grand pour son âge mais,  qu’en matière d’intoxication cérébrale,  le médiatisé va se prendre la totale. 

Bref !  Son papa emmène le petit Ilies à l’hôpital pour soigner une angine. 

- À l’hôpital ?  Pour une angine ! 

Silence,  dans les rangs !  On n’est pas là pour faire du médical !  Nous sommes la pour faire de la politique ! 
À l’hôpital le petit Ilies va décéder lors d’une perfusion.  Tout de suite l’infirmière reconnaît qu’elle a fait une erreur. 

- De quoi elle se mêle,  celle là ? 

Eh oui !  De quoi elle se mêle celle-là.  Personne ne lui a rien demandé.  L’infirmière n’aurait rien dit,  le médecin de service racontait un bobard de circonstance à la famille et l’affaire était vendue. 

Dans les hôpitaux,  les morts,  on a l’habitude.  Il existe même un service qui leur est spécialement réservé,  la morgue.  Les arrêts cardiaques,  ce sont des choses qui arrivent tous les jours.  D’ailleurs,  les maladies cardio-vasculaires sont les maladies les plus répandues.  Elles n’épargnent pas non plus les enfants. 

Si le papa du petit Ilies a conduit son enfant à l’hôpital,  c’est que l’enfant avait bien quelque chose !  Le père,  il n’est pas médecin !  En revanche,  à l’hôpital,  on est médecin.  On sait ! 

On n’amène pas un enfant à l’hôpital pour rien.  Jamais !  Le capital de la Dette publique pourra vous le confirmer. 


Dans les hôpitaux,  le personnel connaît son boulot. 
Naturellement,  pour y être passé,  on l’a tous constaté.  Devant la famille le personnel adopte une attitude de circonstance.  C’est normal ! 

Ce qui n’empêche pas que,  si dans les instants qui suivent,  il est offert un pot dans le cadre d’un quelconque arrosage,  on ira quand même boire le champagne.  Les morts avec les morts,  les vivants avec les vivants !  Et puis,  il faut dire aussi que dans la vie,  il existe des moments où l’on a vraiment besoin de se remonter le moral. 


C’est la guerre de l’émotionnel 
Ce jour-là,  les journalistes qui savent si bien se taire ont reçu l’ordre d’en rajouter.  C’est la débauche de phrases,  de conneries et de mensonges.  Les journalistes sont aux ordres de ceux qui distribuent la pitance  (Et les privilèges). 

Les journalistes nous expliquent que la bavarde n’a fait qu’une demi-erreur.  Elle a transfusé un flacon qui n’était pas rangé à la bonne place.  Elle n’a pas fait attention.  Ce sont des choses qui arrivent à tout le monde. 

Néanmoins,  la justice ne badine pas avec les choses sérieuses.  Surtout quand elles sont médiatisées.  L’image est mauvaise et l’infirmière bavarde est mise en examen pour homicide involontaire. 


Dans les médias,  c’est la débauche.  
On donne la parole à tout le monde.  Mais,  pas à n’importe qui. 
Il n’y aurait qu’un seul crétin sur un million,  les journalistes seraient capables de le trouver.  Soit de le fabriquer !  C’est fort,  un journaliste.  Et,  ça connaît son métier. 

Bref,  le produit fini sera toujours la bigote de service :  « Cessez un peu de vous en prendre à cette pauvre infirmière.  Elle est bien assez punie comme cela d’avoir sur la conscience la mort d’un enfant. » 


Le montage sera complété par deux autres évènements. 
- Un mort par arrêt cardiaque (On vous l’avait dit)  parce qu’il n’y avait pas assez de place aux urgences ; 
- Un autre incident où le malade a failli mourir. 


Ces personnes ne se seront pas sacrifiées pour rien. 
C’était même prévu.  Le Gouvernement décide la mise en place d’une nouvelle image.  Dorénavant,  après chaque décès à l’hôpital,  il sera ordonné une enquête pour déterminer la cause du décès. 

Le Gouvernement au service du capital de la Dette publique nous explique que,  grâce à cela,  on devrait « faire l’économie » de 10 000 morts par ans. 
Naturellement,  le Gouvernement ne nous dit pas qu’un mort est un malade de moins et que ce qui gagne,  c’est le malade. 


Tout va bien pour ceux qui n’ont pas de problèmes ! 
On ne sait pas vraiment qui mènera les enquêtes mais il y a fort à parier que les conclusions de ces enquêtes seront dictées par l’image de l’hôpital et que tout cela ne changera en rien le résultat final. 

La décision politique passée,  les journalistes ont enfin reçu l’ordre de s’intéresser à autre chose.  Tout fonctionne à nouveau au mieux.  Avant longtemps,  nous ne serons plus perturbés par les morts dans les hôpitaux. 

On est content.  On a bien parlé.  Nous avons une image bidon de plus dans le système et surtout il en sera définitivement terminé de ces procédures stériles.  Ces procédures à l’infini qui se terminaient toujours en queue de poisson. 


L’anecdote  
Un père procédurier qui occupait la justice depuis de nombreuses années,  à la suite de la mort de son fils à l’hôpital,  s’est vu stoppé par un Président de tribunal qui lui a dit :  « Je ne comprend pas où est votre préjudice.  Vous êtes encore jeune.  Des enfants,  vous en ferez d’autres ! » 


Le remplissage des hôpitaux,  La morale est sauve 
http://echofrance36.wordpress.com/2008/10/25/le-remplissage-des-hopitaux-la-morale-est-sauve/ 

Le virus machin  (Le complot des blouses blanches et des soutanes) 
http://la-dictature-de-l-image.over-blog.com/ext/http://levirusmachin.hautetfort.com/    

La cuisine diabolique des croyances  (Le complot des blouses blanches et des soutanes) 
http://echofrance36.wordpress.com/2008/10/25/la-cuisine-diabolique-des-croyances/ 

 

 

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